Un peu de théorie

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Un peu de théorie

Message  Flavie le Sam 17 Avr - 10:54

Bonjour Admin m'a envoyé ce matin un message et je l'en remercie...

Il a reçu via FB un lien qui traite de l'autisme : "Autisme et autres troubles envahissants du développement"

Ce dossier très complet est beaucoup trop volumineux pour être repris ici. Je vous en donne le lien... http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2010-03/autisme__etat_des_connaissances_argumentaire.pdf

Bonne journée à tous et bonne lecture

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Message  Admin le Mer 24 Mar - 1:25

Légende de la relation désir-loi-action

Le désir ou affect sont des fantasmes, des croyances, des sentiments, des émotions des valeurs ou encore des représentations. Notre logique se construit à travers nos affects.
La loi ou la raison sont des argumentations, des règles ou encore des normes.
L’action est le fait de confronter le désir et la loi.

Ici dans la situation de burnout, le désir est l'idéal professionnel que nous nous sommes imaginés. Dans cet environnement, il y a évidemment des lois, des normes auquel nous devons nous soustraire. Les lois sont à la fois formelle mais aussi informelle (celles-ci sont souvent source de burnout).L'action deviendrait alors le burnout qui confronterait l'idéal que nous nous sommes fait de notre travail, ou ce que nous aimerions y faire, aux lois qui y sont imposée par nos supérieurs, collègues, ou encore au système dans lequel nous évoluons. Tant que cette relation continue à être en mouvance, il n'y a pas de danger, mais c'est lorsque celle-ci reste sans mouvement qu'il y a danger iminent pour nous professionels mais aussi pour les personnes qui bénéficient de notre aide...

message posté par sabrina il y a quelques mois et retranscris dans cette section. Le contenu est livré sous la seule responsablilté rédactionnelle de l'auteur.

Voici la réaction enregistrée de la part d’ « ANBARP ». Le contenu est livré sous la seule responsablilté rédactionnelle de l'auteur.


• Pourquoi cette relation passe t-elle par ce que tu appelles la confrontation ?
Ceci veut dire pour moi que cette relation entre le désir la loi et l’action s’inscrit dans un rapport coercitif, animé ou véhiculé par un conflit, ou une divergence donc par une non-rencontre entre le désir qui émane de la personne, la loi qui est l’expression de la société à l’instant T et l’action qui va être la mise en application du couplet désir et loi.
Ce rendez-vous manqué entre le désir et la loi m’a interpellé par ailleurs et je parlais de l’interaction entre la personne (le professionnel) et le contexte dans lequel il intervient. Et selon moi ce contexte englobe entre autres la loi (cf.quelques posts sur ce même forum).
• L’action est –elle une simple confrontation entre le désir et la loi ?
Selon moi, le désir signifie l’essence intrinsèque et existentielle que nous avons en nous qui nous incite, par exemple, à aller vers l’autre. La loi, quant à elle, elle n’est que l’expression d’une ACCEPTION COMMUNE qui va légitimer un agir. Comme à la base c’est une acception commune donc les notions de normes, valeurs, vertu….s’inscrivent bien dans ce cadre, et deviennent des références. L’action, enfin, serait la mise en œuvre du désir « castré » ou recadré par la loi dans une démarche ayant un sens pour atteindre une finalité.
Je ne pense pas qu’il s’agit là d’une confrontation mais d’un rapport unilatéral qui s’applique dans un seul sens : le désir se soumet à la loi laquelle le cadre et rend légitime sa mise en application.
[u]

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Message  Admin le Ven 19 Mar - 11:36

Je vous livre un concept que j'ai repris et mis en pratique... Ceci n'est pas un concept théorique pur, il s'agit d'une réflexion personnelle que je partage avec vous.

Concept d'attachement-détachement


Par attachement, il faut lire l’attachement que témoigne le professionnel à la personne dont on s’occupe mais aussi l’attachement de la personne au professionnel. L’attachement suppose un sentiment qui nous unit à une personne que l’on affectionne. Pour s’attacher à quelqu'un, il faut établir des liens affectifs avec cette personne. Créer et maintenir ses liens affectifs font partie intégrante du travail de l’éducateur. Cependant, nous ne sommes pas contraints de nous attacher mais cela n'exclut en rien une prise en charge de qualité.

Cependant avant d’aller plus loin dans ce concept, il faut se rappeler que l’attachement doit être choisi. Ce lien qui en est un particulier doit être voulu. Quiconque est libre de s’attacher ou pas mais de toute façon la notion d’accueil doit être respecté. L’accueil s’entend dans le sens de l’hospitalisme, l’empathie, la prise en charge inconditionnelle dont le professionnel doit faire preuve. La relation d’aide dont chaque éducateur s’engage d’entretenir suppose un attachement à la personne mais aussi que la personne puisse s’attacher au professionnel. Il s’agit là, dans le cas d’espèce, d’un choix délibéré pour le bénéficiaire. La personne peut choisir de ne pas s’attacher à l’un ou l’autre éducateur. Nous avons tous des liens privilégiés avec l’un ou l’autre résidant. La problématique dans le cadre d’une relation « privilégiée » réside dans la distanciation, le détachement dont nous devons faire preuve également. Ce choix délibéré des parties ne doit pas faire oublier la juste distance relationnelle.

Le professionnel tant que la personne doit se préparer à un détachement qu’il soit voulu ou involontaire. Se lier certes mais ne pas emprisonner l’autre dans la relation. C’est ainsi qu’un attachement trop fusionnel lié à un attachement mal conçu par le professionnel peut avoir des conséquences fâcheuses pour les parties. Si le concept de l’attachement peut, doit se concevoir comme un lien solidaire avec la personne, il ne faudrait pas que quiconque se retrouve prisonnier de cette relation.

Dans le cadre de l’usure professionnelle, le problème résiderait dans une relation trop proche avec le résident, l’usager. Le bénéficiaire de l'aide avec qui l’éducateur entretiendrait cette relation duale prendrait le risque que celui-ci n’étouffe à petits feux le professionnel. L’éducateur en fonction, en entretenant une relation proche avec un, des bénéficiaires pourrait se retrouver confronté à des difficultés de détachement. Ce détachement doit être compris dans la notion d’attachement. En effet, le détachement doit être compris comme une distanciation tout en restant accueillant... Il s’agit plus d’un concept d’attachement-détachement qu’il convient donc d’imaginer.
L’attachement, bien que vital pour la relation d’aide, doit être conçu avec la possibilité de se détacher. Il ne s’agit pas de s’attacher coûte que coûte, il faut se ménager des pistes de sorties. Se déposséder d'une partie de soi pour accueillir l’autre n’est pas possible à tous les instants. La possible multiplicité des attachements demanderaient une disponibilité de tous les moments mais surtout d’accepter d’être dépossédé de soi en permanence. Or pour la réalisation de soi au travail et son accomplissement dans celui-ci, on doit concevoir la possibilité de s’accorder des pauses.
Ces temps morts dans la relation, sorte de distanciation, sont importantes pour l’équilibre de l’éducateur. Celui-ci ne peut être disponible tout le temps pour ces relations privilégiées. Ces pauses relationnelles peuvent être considérées comme vitales pour tous. L’éducateur n’est pas éternel… Eternel dans le sens où un changement de poste, un licenciement, un départ à la pension, un décès sont possible. Une relation trop fusionnelle pourrait dans ces cas être préjudiciable à l’usager, au bénéficiaire, au résident… Comment pourrait-il se comporter après un départ d’un éducateur avec qui il aurait entretenu une relation trop proche… ? A l’inverse, un attachement inconditionnel d’un professionnel à certains de ses usagers pourrait lui être néfaste aussi. Le personnel ne peut être disponible tout le temps et de plus lors d’un départ d’un résidant, un changement de pavillon, un décès, le professionnel devrait aussi se faire le deuil de la relation. Si celle-ci a été trop importante (càd sans distanciation possible), l’éducateur serait confronté à des difficultés sur son lieu de travail mais pourrait aussi à avoir à en assumer les conséquences dans sa sphère privée. C’est bien là, je pense, un des pièges à éviter…

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Message  ninie le Dim 7 Mar - 19:30

Connaissez vous l'Assertivité??

Assertivité

Le mot vient du mot anglais ASSERTIVENESS. Initié par Andrew Salter psychologue dans la 1ère moitié du siècle dernier.
Développé plus récemment par Joseph Wolpe, psychiatre & professeur de médecine comme "Expression libre de toutes émotions vis à vis d'un tiers, à l'exception de l'anxiété".

Elle permet d'améliorer les relations entre les générations, dans le couple, dans une équipe, au sein d'une hiérarchie ou simplement parmi ces contemporains, avec ce que cela implique de différenciation entre le rôle et la position.
Elle permet aussi d'apporter une aide efficace à la séparation ou en cas de deuil difficile.

Etre assertif est une attitude qui définit parfaitement une grande qualité de la communication dans laquelle on se respecte soi-même autant que l'on respecte autrui. Elle s'exprime de façon sensible et réfléchie. Elle permet des actions adaptées avec les situations. Ceci est important dans toutes les circonstances de l'existence, personnelles et professionnelles. Etre assertif, c'est également ne plus rester passif, ne plus devenir agressif ou manipulateur mais communiquer pour améliorer ses relations avec les autres.

L'Assertivité est une méthode et une démarche qui consiste à faire l'effort de rendre conscient dans la communication les attitudes et les comportements pour les corriger afin de ne pas jouer un jeu vis à vis des autres ou de prendre leur place lorsque l'on s'exprime mais afin d'être soi-m^me lorsque l'on communique et d'exercer ses propres responsabilités, sans peur et sans reproches.

Pour être assertif, quelles sont les bases:

- Je m'accepte avec mes atouts & mes limites (confiance en soi)
- J'ai en moi les ressources nécessaires pour faire face à la situation
- Que je réussisse ou non, je suis gagnant par le simple fait d'avoir osé
- Il n'y a pas d'échec, il n'y a que de l'apprentissage ( pour développer la confiance en soi, il est nécessaire de tirer des leçons appropriées de nos expériences)
- Parler en "je" (affirmation de soi)
- Faire preuve d'authenticité à travers la communication verbale & non verbale
- Respecter autrui (cela doit être naturel)
- Se respecter soi-même
- S'ouvrir avant d'expliquer ( tendance à forcer l'autre à dire ce qu'il ressent alors que nous ne le faisons pas nous-mêmes)
- Oser entendre
- Oser dire sans attendre , exprimer ce qu'on ressent , ce qui nous semble important ou ce qui doit être dit
- Dire & surtout gérer le retour.

ninie

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